• 5 juin 2016      

    Strasbourg

    DES PONTS DE CE À STRASBOURG

    Joli mois de mai....

    Fais ce qu’il te plaît !

    Est-ce la raison ? Cinq cyclotes de Beaufort en Anjou ont décidé de rejoindre d’autres féminines dans le but de traverser d’Ouest en Est notre France, en neuf étapes.

    L’objectif est de partir des Ponts de Cé et d’ arriver dans la capitale européenne où est prévu un rassemblement féminin international.

    Ce voyage itinérant a été préparé par des bénévoles ; Ils nous ont travaillé des circuits sur les routes secondaires.

    Avant notre périple, plusieurs mois ont été nécessaires pour s’entraîner. Le club nous a accompagnés dans ce projet, dans un bon esprit de groupe, ce qui en a fait la réussite.

    Les paysages, tantôt boisés, vallonnés, viticoles et des villages caractéristiques ont ponctué notre voyage. Bon souvenir d’avoir traversé la Champagne et la Sologne sous le soleil.

    Au bout du voyage, on a été séduit par la paisibilité du canal Rhône-Rhin.

    Nous n’oublierons pas l’image forte de la traversée de la ville de Strasbourg et du pont des Deux Rives, France – Allemagne, où plusieurs milliers de cyclotes savouraient leur aventure.

    Nous en retenons une belle histoire, en partage, convivialité et bienveillance.

    Très belle expérience !

     


    LES ULMES STRASBOURG 1007 KMS

    Lorsque la FFCT donna rendez-vous aux cyclotes à Strasbourg le 5 juin 2016, il me vint une idée, et si j'y allais en cyclo camping !!

    Après avoir étudié la carte, tracé un circuit et préparé mon vélo, me voilà prête à traverser la France d'ouest en est.

    Je suis passée dans l'Indre et Loire, le Loir et Cher, le Loiret, l'Yonne, la Haute Marne, la Saône et Loire, les Vosges, le Haut Rhin et le Bas Rhin.

    Des paysages très différents se sont succédés au fil des kilomètres, les bords de Loire et quelques châteaux, la Sologne, Chablis entourée de ses collines de vignobles, le plateau de Langres, les villages d'Alsace très caractéristiques.

    Quelques canaux ont ponctué mon itinéraire, le canal de Briare, le canal de Bourgogne, le canal Marne-Saône.et le canal du Rhône au Rhin.

    Cette expérience fut merveilleuse, pleine de rencontres, des cyclotes campeuses seules, à ma grande surprise !!

    La France est magnifique, et je suis curieuse, alors après l'hiver..............

  • 16 juin 2016      

    Menton Dunkerque

    Quand je n'arrive pas à abandonner

     

    Je quitte Menton, à 7 heures, par la Grande Corniche, la vue est magnifique d'autant que la météo ne correspond pas aux prévisions, du moins pour l'instant !... Je poste ma carte à Castagnet, tout va bien et je commence ma lente remontée en suivant la vallée du Var. Le ciel n'est plus aussi lumineux quand je rejoins un cycliste qui à déjà revêtu sa tenue de pluie, en prévision ; sa plaque de cadre m'invite à engager la conversation et je découvre que celui ci participe au tour de France organisé par la FFCT. J'ai même la surprise de voir et d'échanger quelques mots avec Claude, un membre des Pédaleurs de l'Aubance, club proche d'Angers.

    C'est sous la pluie que je reprend la route, après la pause déjeuner à Puget-Théniers, celle-ci ne me quittera pas de l'après midi et se transformera en orage très violent à la hauteur du « shunt » de Digne.

    Je termine mon étape trempé et grelotant à l'Auberge de Lagrand, j'aurais bien aimé un potage mais ce n'est pas possible !... et pour le dîner plat unique : magret de canard (excellent) servi avec petites pommes de terre ( 4 ) et crudités (quelques feuilles d 'épinards crues) + un dessert. Pas de quoi me gêner dans mon sommeil !...

    Réveil à 4 heures et tout de suite je constate que la forme n'est pas terrible et ce n'est pas le plateau petit déjeuner avec ses 2 portions de beurre, les 2 confitures, les 15 cerises et le morceau de pain qui vont me donner du tonus ; pour la boisson chaude il me faudra attendre de croiser un commerce ouvert.

    Donc de suite, revenu sur la E 712 la galère commence, certes la pente est douce et régulière, mais j'ai l'impression de faire du sur-place. Au 44 ème km je quitte la D 1075 pour rejoindre le village de Lus la Croix Haute où je sais trouver un Hôtel Restaurant, Le Commerce. Le Maître des lieux accepte de me faire une grande assiette d'œufs sur le plat + jambons + tomates suivi d'un grand café ; mais après lui avoir expliqué ce que j'entreprenais, celui-ci a une parole malheureuse : « vous me semblez bien fatigué, vous savez nous avons une gare à 1 km d'ici, la ligne relie Gap à Grenoble ». Je ne répond pas, mais l'info est enregistré.

    L'idée d'abandonner était déjà présente avant cette pose petit déjeuner, je suivais cette voie ferrée depuis si longtemps et en repartant tout naturellement je me dirige vers la gare.

    Première désillusion : «  en raisons de travaux sur la ligne le service ferroviaire est interrompu mais un service de cars est mis en place », en consultant les horaires je n'ai que 20 minutes à attendre.

    Seconde désillusion «  les bus n'acceptent pas les vélos », je remonte sur la randonneuse, l'abandon toujours en tête, je vais essayé de rejoindre Grenoble et sa gare.

    J'affronte le Col de la Croix Haute, qui n'est pas des plus difficiles en temps normal, avec ses 1175 m, mais le petit déjeuner est sans doute trop récent pour m'apporter des forces nouvelles ; je profite d'un parking pour mettre pied à terre en me disant que les voitures auront de la place pour s'arrêter.

    Je fais du stop !

    45 minutes plus tard, dépité, je remonte sur le vélo et termine l’ascension du col ; pas un automobiliste ne s'est arrêté, pas même la fourgonnette de la gendarmerie!

    Descente de La Croix Haute, ascension du col de Fau, je plonge sur Grenoble en traversant Varces et m'arrête à Pont de Claix pour déjeuner. Le moral est revenu

    Retard sur ma feuille de route:1 heure, au restaurant le service est rapide, le repas excellent, les pistes cyclables conseillées par Jean Philippe très pratiques, je monte le « mur » de Tullins correctement et je termine mon étape à Marlieux sous la pluie, mais ce n'est pas grave je suis toujours sur la Diagonale.

     

    Finalement, les jambes ont peut être fléchis mais c'est principalement la tête qui a failli !

    Un grand merci aux automobilistes qui ne se sont pas arrêtés et à la SNCF qui avait décider de moderniser sa ligne.

    Jean Luc

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